01 — Cornée
Maladies et chirurgie de la cornée
La cornée est la partie transparente située à l’avant de l’œil. Une modification de sa transparence, de sa courbure ou de sa structure peut altérer la vision.
Découpe au laser femtoseconde. Lorsqu’elle est adaptée à l’indication, elle permet de programmer une géométrie et une profondeur de découpe précises, reproductibles et spécifiques à la couche cornéenne traitée. Elle ne remplace pas toutes les techniques manuelles : son intérêt est évalué au cas par cas.
Greffe transfixiante
La kératoplastie transfixiante remplace toute l’épaisseur de la cornée centrale par un greffon donneur suturé. Elle reste indiquée lorsque plusieurs couches cornéennes sont atteintes. Une découpe femtoseconde peut créer des profils d’emboîtement précis ; les études ne démontrent cependant pas une supériorité systématique sur tous les résultats, notamment l’astigmatisme.
Greffes endothéliales · DSAEK-UT et DMEK
Elles remplacent sélectivement la partie postérieure lorsque l’endothélium est défaillant. La DSAEK-UT associe l’endothélium, la membrane de Descemet et une lamelle stromale ultrafine ; la DMEK transplante la membrane de Descemet et l’endothélium.
Greffe lamellaire antérieure · ALTK
L’ALTK remplace une lamelle antérieure en conservant les couches postérieures saines. Elle peut être manuelle ou assistée au femtoseconde. Dans des indications superficielles sélectionnées, la précision des plans de coupe permet une technique sans suture.
Greffe lamellaire profonde · DALK / DLK
La greffe lamellaire profonde remplace le stroma malade tout en conservant la membrane de Descemet et l’endothélium du patient lorsqu’ils sont sains. Elle concerne notamment le kératocône et certaines pathologies stromales.
Membrane de Bowman
Dans certains kératocônes avancés et progressifs, l’implantation d’une membrane de Bowman donneuse dans le stroma peut réduire ou stabiliser la cambrure cornéenne et différer une greffe plus invasive. Cette indication reste très spécialisée.
Membrane amniotique
Une membrane amniotique cryopréservée ou lyophilisée peut servir de support biologique à la cicatrisation de la surface oculaire, notamment dans certaines pertes de substance, ulcérations ou reconstructions conjonctivo-cornéennes. La forme utilisée dépend du contexte clinique et de l’objectif chirurgical.
Ptérygion et reconstruction de la surface oculaire
Le ptérygion est une prolifération fibrovasculaire de la conjonctive qui progresse sur la cornée. Il peut provoquer une irritation, modifier l’astigmatisme cornéen et, lorsqu’il s’étend, menacer l’axe visuel. La chirurgie associe l’exérèse du ptérygion à une autogreffe conjonctivo-limbique, destinée à reconstruire la barrière du limbe. Une membrane amniotique lyophilisée peut compléter la reconstruction et soutenir la cicatrisation de la surface oculaire, notamment lorsque la perte de substance est étendue ou dans certaines formes récidivantes. Cette chirurgie réduit mais n’annule pas le risque de récidive ; l’indication et la technique sont adaptées à chaque œil.










